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Pas de régularité de note. Pas d'assiduité bloguesque. Pas de casse-tête décoratif. Mais mon retour, quand il me le faut, par ici:

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Il y a un mot de passe pour le moment (j'ai bien dit pour le moment!). Mais pour les éventuelles personnes désirant survoler mes bavardages sans fins, il suffit de demander. On verra ensuite. :]

Soon

 

2.11.06 12:00


MUCC - Ryusei

Je suis rentrée de l’archipel le 8 juin. En effet, ça commence à faire un bout de temps maintenant. Mais entre-temps, il faut accuser le coup du retour, l’espèce de mal du pays qui s’écrase là, le manque d’envie que tout redevienne comme avant, zéro motivation pour s’occuper des affaires des autres. Autrement dit, la tendance est à l’entretien de sa petite personne. Se refaire immédiatement à la vie ici, c’est vraiment pas facile, franchement. Tout me semble crade, et les gens me semblent mettre de la mauvaise volonté dans tout ce qu’ils font, sans compter le manque total d’amabilité de leur part… Rien que d’aller acheter des cigarettes, c’est l’épreuve ! (sans compter le prix des clopes qui est vraiment inadmissible… bonne raison pour arrêter de fumer...  )

Enfin, bref, je ne vais pas continuer à râler sur les toilettes publiques crades, les merdes de chiens et l’absence du métro à la campagne…. Je vais faire l’effort de vous gerber quelques souvenirs des dernières semaines passées à Tokyo.

Les dernières semaines, ouais, à vrai dire, elles étaient pleines de stress, juste à cause des au-moins-34kgs-d’affaires à renvoyer en France, des bagages à faire, des derniers exams à l’école, les derniers instants sous les néons de la gigantesque ville, entre amis, à savourer.

Maryline avait débarqué sur l’archipel vers le 18mai et les deux week ends passés ensemble ont été formidables contrairement à ce que je pensais au départ (faute de bonne volonté de ma part, de bon caractère, et puis même, pleins de choses, passons.). Nous avons beaucoup plus discuté, elle et moi, et de manière (presque) plus sérieuse. Quoique, j’avais l’impression de n’être quasiment jamais prise au sérieux. Je n’ai ce je-ne-sais-pas-quoi de pas crédible qui me frustre complètement. Allez savoir…. (Parfois j’me dis que c’est de la faute à l’image que l’on se fait de moi via mon blog.).

Bref, elle et moi, entre les interminables arrêts au premier café à l’horizon (je sais, c’est de ma faute…..), avons déambulé ici et là dans Tokyo, histoire de.

J’lui ai dit des trucs que je ne pensais dire à personne, et j’espère qu’elle en a bien conscience.

J’voulais qu’on aille à Roppongi Hills le soir, tant qu’à faire, on y a été l’après midi, bon, c’est moins beau. Mais d’un côté, on a pu voir Tokyo envahie par la brume, image de ville sans âme. Qu’est-ce qu’on se sent moins que rien devant cette étendue urbaine.

Ce sera mon dernier jour à Roppongi Hills, dont les expositions m’auront donné pas mal de points lors des entretiens passés dernièrement.

Enfin, bon, chaque jour aura été un dernier jour quelque part dans la ville.

Alors je vous laisse imaginer ma gueule lorsque je réalisais que c’était la dernière fois que je déambulais sous les néons dingues de Shibuya.

Je vous laisse également imaginer ma gueule le dernier jour à l’école, quand toutes les nanas de ma classe se sont toutes levées l’une après l’autre pour me dire combien j’allais leur manquer, dont les plus proches se mettant à pleurer comme des madeleines (totale hypocrisie ou véritable attachement ?) ¬¬ Les copains des autres classes, qui, eux aussi, sont venus me voir, pour me refiler adresses et tout le bazar et me souhaiter bonne chance.

Tomoko n’a pas pleuré, non, en fait, elle est comme la Canadoise, version japonaise. Normal donc, que je m’entende avec elle…. Elle éclatait de rire jusqu’aux dernières minutes, me refilait un CD du groupe qu’elle m’avait fait découvrir, son adresse et une lettre. Elle s’est sauvée comme une voleuse, mais, bordel, la lettre, elle en disait long. Et s’il y en a une que je ne regrette pas d’avoir rencontré à Tokyo, c’est bien elle. Byebye, Matsudo Kokusai...

A veille du départ, nous étions tous à l’hôtel, à 10minutes de l’aéroport de Narita. Tous les étudiants qui étaient arrivés en août, comme moi, et moi-même.

Ils avaient tous plus ou moins changé, enfin, les allemands et les finlandais en tout cas. Chacun avait l’accent de la région où il avait été placé. Osaka, Mie, Hyogo, Fukuoka, Sapporo, Kyoto, Nagoya, etc….

Après les innombrables discours (dont celui de la merdeuse allemande que je ne piffre pas –et qui ne me piffre pas non plus-, larmoyante, reniflante, morveuse et pathétique….), nous avons eu la nuit devant nous pour fêter nos retrouvailles.

Ils se parlaient tous en japonais, mais les accents, parfois, étaient difficiles à comprendre. (En tout cas, l’accent de Mie me laisse un peu perplexe….) On avait des tonnes de canettes de bières et de saké, sans compter les cigarettes. Et pour information, le jeu de « pique-pirate » nuie considérablement à la santé, surtout quand vous avez le malheur de faire sauter le pirate trois fois d’affilée et donc que vous devez vous taper trois verres d’affilée de saké (cul-sec « obviously »…-.- ) . J’ai dormi une heure après avoir pu me sécher les cheveux (car il y avait un cuité-à-la-bière –ahah- agonisant dans la salle de bain où se trouvait le sèche-cheveux, évidemment…..). J’ai ouvert la porte des finlandais pour les réveiller, c’est ainsi que j’ai failli mourir asphyxiée par l’odeur du viking crevé…… Un finlandais qui a une gueule de bois : ça pue.

A l’aéroport, je parviens à coller une valise de 20kilos pile à la douane (sans l’avoir pesé auparavant, je suis trop forte! ),par contre, laisse tomber le bagage à main qui doit en faire 30…. Au comptoir, la surprise nous met de bonne humeur (chose facile quand on a dormi une heure et qu’on n’est pas certain de ne pas encore avoir trente tonnes d’alcool dans le sang…..), le personnel nous sort (à un allemand et 4 français, dont moi….) « Vos billets ne sont pas valables », à cet instant-là, je n’ai pas du tout envie de tout casser….. nous voilà partis pour une heure et demie de négociations, livrés à nous-mêmes jusqu’à ce que le staff de notre organisation se ramène et parvienne à décoincer le tout en repayant des billets…. Bon, une heure passée à sympathiser avec un douanier et à regarder de temps à autre l’écran où défilent les bagages, c’est fort instructif….. J’ai juste commencé à péter les plombs vers la fin, jusqu’à ce que l’on nous refile nos nouveaux billets (ce qui aura pour effet de me faire pleurer de joie, merci nervosité, fatigue et compagnie….. Surtout que le billet, je l’aurais bien déchiré avant de monter, rien que pour rester encore un peu -longtemps-….).

Bon, j’ai détesté le décollage, les turbulences (du Japon jusqu’en Sibérie, génial….) et l’atterrissage, enfin, à peu près tout, hein, car de toutes façons, je déteste l’avion….. Heureusement, il y avait Brokebake Mountain à regarder (ça occupe) et malheureusement, un riche allemand blasé habitant à Paris à mes côtés, là pour me poser trois millions de questions pendant les 2h de voyage restantes…. (c’est pas que ça me dérange, mais ses commentaires parfois, me fatiguaient drôlement…. Genre môssieur est un homme d’affaire très riche et Air France c’est d’la maaarde, pas assez bien pour lui…… u_u )

Une fois arrivée à l’aéroport Charles de Gaule, course de chariots avec les 2 françaises exilées comme moi durant ces 10 derniers moi, puis retrouvailles avec les parents.

Ma mère me dit souriante « non je ne pleurerai pas » jusqu’à ce qu’elle se mette à sauter et à pleurer de joie. :]

Rentrée le 8, j’avais rendez-vous le 9 et le 10 pour des leçons de conduite (youpi, quoi….). Le lendemain de mon retour, méga-vaseuse, ma prof me fait « tu passes ton permis le 20 juin. ».

Moi, totale incrédule « c’est une blague hein ? ». « Non. », qu’elle m’a dit, je devais passer mon permis le 20 juin, alors que du 14 au 19, je faisais mon « Tour de France » pour mes entretiens d’entrée en prépa…..

Bon inutile de vous préciser que je me suis chiée au permis, pour une faute. Une seule, eh oui ! Mais une faute éliminatoire…. Oui, oui, durant les dernières minutes de mon examen, on va dire que mes nerfs ont craqué... :3  Enfin, le permis, sujet tabou pour le moment, n’en parlons pas.

J’ai réussi tous mes entretiens pour les prépa graphisme-illustration, et me voilà à rechercher désespérément un appartement sur Paris pour l’année prochaine (dans une prépa qui se traîne une mauvais réputation en plus). Colocation de préférence. Vous pouvez postuler dans les commentaires. :] (En plus je suis vivable, je ne suis pas fâchée avec le ménage, je fume à la fenêtre et je cuisine bien !)

En parlant de Paris, j’y étais dernièrement, et, j’étais drôlement contente de retrouver mes amis parisiens. J’avais sauté dans un TGV pour Paris juste après mes entretiens à Nantes. C’était serré, mais je suis arrivée juste à temps pour le concert. Et j’ai été impressionnée par ce que font les musiciens ! (surtout que cela fait assez peu de temps qu’ils ont formé leur groupe.

Les soirées sur les quais parisiens, aussi, ça faisait longtemps, et elles font parties des choses que j’ai été contente de retrouver. En fait, j’étais rassurée, car avec ces gens-là, rien n’a vraiment changé. Et ce n’est pas plus mal je pense.

Dés jeudi, nous partons à 4, en road trip vers Belfort, pour les Eurockéennes. Durant le festival, mon père sera à l’hôpital pour son opération. J’aurai du sang d’encre à me faire. Il me l’a dit la semaine dernière, qu’il était malade.

Et j’vous avoue, j’ai peur.

Voilà. Je vous ai à peu près gravé ce qu’il fallait comme bribes. Mais je ne dirai pas tout, parce que ma boulimie de souvenirs ne concerne que moi.

Prenez ça comme la dernière note de ce blog, pour le moment. Je ne sais pas si c’est temporaire, ou si c’est pour de bon (ce qui m’étonnerait me connaissant…..). Je n’aime pas l’image que renvoie ce blog de moi, où en tout cas, je ne l’aime plus. Et entre les jours trépidants pleins de sensations, et les jours tristes, emplis d’inquiétude, je ne sais pas vraiment où donner de la tête. J’voudrais que ça aille mieux pour ce que j’aime. Et que toutes les angoisses s’arrêtent là.

Comme ce blog.

Sans post-scriptum cette fois-ci.

A bientôt. (et peut-être même à très vite.)

27.6.06 21:45





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